Carnet de voyage – Very Bike Trip 2013 – Partie 1

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Jour 1 : 5 juillet – Domodossola

Comme prévu, on fait la route entre Renens et la gare de Lausanne. Les vélos avec les remorques se comportent bien, tout va bien !

On prend un IR (InterRegio) entre Lausanne et Brig.

C’est la grosse galère pour faire rentrer les vélos dans le wagon. Il n’y a que 2 crochets disponibles. C’est impossible de tout placer…

On va alors dans un vieux wagon à l’arrière du train. Ouf ! On trouve la place nécessaire.

Après tant d’efforts, nous sifflons une bonne bouteille de rosé qui va bien nous tuer pour le restant du trajet. Tout le monde dort et se détend.

Arrivés à Brig, nous prenons le 2ème train, sans soucis jusqu’à Domodossola où Firmin arrive à perdre une attache de remorque dans le train (Il a heureusement réussi à stopper le train et retrouver sa pièce in-extremis).

L’attache de la remorque est une pièce ridiculement facile à perdre et pourtant indispensable . En fait, il s’agit d’une goupille qui va maintenir la remorque appuyée sur l’axe arrière du vélo. Sans cette pièce, la remorque ne tient pas et se décroche au moindre virage.

Après quelques dizaines de minutes d’errances et de problèmes de chemin, nous arrivons à destination.

Nous apprenons nos premiers mots d’Italiens : Destra = droite, Sinistra = gauche

On trouve un bon endroit mais infesté de moustiques…Quelle joie de retrouver ces petits êtres infâmes qui n’ont pour seul rôle que de vous pourrir la vie…

Firmin arrive à reperdre son attache…dans un champ cette fois !

Les fouilles ont duré quelques minutes mais sans succès.

La première journée est toujours difficile… se lancer dans l’inconnu, ne pas connaitre encore son matériel, connaitre les premiers problèmes (ici les moustiques et l’attache de remorque de Firmin).

On finit la journée par une baignade du soir dans la rivière glacée. On mange dans le noir. Et bonne nuit !

Jour 2 : 6 juillet – forêt plus de Galiate

Nous retrouvons l’attache de remorque au milieu des herbes…

Petite photo au bord du lac Majeur, on a l’air encore tout frais.

25km le matin, des suisses tout émus en pagaye qui nous klaxonnent à la vue du drapeau.

Région aux antipodes de l’Italie profonde : ici c’est luxe, sea, sex and sun omniprésent. Tellement de saluts et klaxon qu’on ne reconnait plus les multiples avertissements au milieu d’une semi-autoroute, ok superstrada = pas bon pour les vélos…

Midi, on se pose contre un supermarché. Jolie caissière. Température 33°C, assez chaud. Petit bain après manger dans le lac majeur. 1h30 de pause.

Soir, dodo au bord d’un ruisseau, très sympa mais c’est de nouveau “moustique-party”. On sort les équipements façon pompier. Petit bain de minuit, on remonte un peu la rivière avec Kilian, et on joue avec les chauves souris et les libellules. Bonne nuit.

89km

Jour 3 : 7 juillet – Domedi, près du Pô

Nous nous levons le matin sans avoir été dérangé par les “carabineti” qui ont du se lever tard.

Firmin brûle le livre (sacrilège) qu’il a acheté deux jours auparavant…Les quelques lignes lisibles encore vous donneront sans doute la raison. Maintenant nous le savons, un livre brûle inversement proportionnellement à sa qualité.

On se paume dans le parc national de la vallée du Ticino avec des pistes cyclables (= plein de gros cailloux), pas ou mal indiqué (= des gens ont tourné les panneaux).

Nous n’avons plus d’eau, nous utilisons la méthode dernier recours : un petit ruisseau, une pastille de chlore. Nous attendons une heure et puis c’est sensé être potable sans être malade par la suite.

On sort du pétrin, on roule bien. On dépasse 2 filles qu’on dépasse à nouveau 20 km plus loin (bug de la matrice ? Bon ok…on doit tourner un peu en rond).

Nous rencontrons plein de cyclistes qui nous prennent pour des fous quand on leur dit qu’on va au Sud de l’Italie…

Nous mangeons des pizzas à midi. (Il faut bien commencer à s’habituer !)

Nous faisons encore 50km et nous retrouvons la plage devant le majestueux fleuve Pô où nous dormirons. Firmin a beaucoup apprécié les moustiques ici.

Jour 4 : 8 juillet – Genova

Le matin, nous roulons sur de grands axes routiers. C’est plat et tout droit.

Nous atteignons les Apennins. Les premières grosses montées arrivent et se succèdent. Difficile d’obtenir de l’eau à chaque fois. Peu de fontaines et des gens pas très sympas parfois…

-E possibile aqua avore por favor ? in el bagno ! 

Cela veut très à peu près dire :

-Est-ce qu’on peut avoir de l’eau s’il vous plait, dans les toilettes !

Sinon Kilian perd toutes ses vitesses après plusieurs heures de cliquetis de chaine douteux… Du coup, c’est la panique parce qu’il y a quand même plein de cols à faire. Finalement on a réussi à lui sauver son premier plateau.

On monte un gros col en plein soleil. Nos jambes faiblissent mais ne lâchent pas. Après quelques montées, nous descendons beaucoup. Tellement que nous nous retrouvons par hasard en plein coeur d’une grande ville vers 21h30 alors que nous avions prévu de camper avant. Firmin demande :

– Where are we ?

Un homme lui répond :

-Genova !

Ok, c’est très bien mais nous n’avons pas d’endroit où dormir. Nous allons au centre ville et on s’arrête manger à un restaurant. Pâtes pesto et une sorte d’omelette absolument immonde (mais qui est censée être une spécialité).

Nous tombons sur 2 filles de Morges qui logent dans un hôtel pas loin. Nous tentons notre chance. Après manger, nous suivons leurs indications. Malheureusement, pas de place pour les vélos. Nous nous dépêchons de les déposer dans un parking souterrain. Le mec essaye de nous pigeonner en nous faisant payer le prix d’une place de voiture alors que nous ne prenons aucune place. Firmin discute un peu et obtient un prix un peu plus raisonnable.

Vers 23h, c’est bien, nous avons un endroit où dormir.

5ème jour : 9 juillet – Sestré Levante

Réveil difficile à 9h40. Robin est tombé malade pendant la nuit… Kilian et Firmin sortent du lit pour attraper les derniers petits pains du petit déj inclu.

A 11h, nous sommes de nouveau dans la ville. On va chez un opticien pour les lunettes de Firmin cassées la veille, chez un vendeur de vélo pour le dérailleur de Kilian.

Robin est au plus mal, une bonne tourista comme on dit…Après avoir bu l’eau du restaurant de la veille sûrement.

Départ à vélo vers 15h, après un bon restaurant où Firmin s’amuse à casser les écriteaux de table.

Ca monte, ça descend, ça monte, ça descend, mais c’est magnifique.

Arrivée à 20h dans un camping, le St Anna où nous sommes traités comme des paillassons pourris. Les toilettes sont répugnantes, et nous aurions pu nettoyer les douches avec notre transpiration. Le gérant de cette poubelle de camping s’est barré avec nos passeports, on attend son retour.

21h40, c’est bon il nous rend les passeports. C’est reparti dans la nuit pour trouver un autre camping. Mission réussie, Robin arrive même à négocier la nuit à 30euros en promettant qu’on partira du camping avant 8h. Firmin découvre qu’il a confondu son linge avec celui de l’hôtel, résultat : plus de linge…

6ème jour : 10 juillet – La Spezia -20km

Départ à 9h, on roule près de la mer, en passant une bonne quantité de tunnels, bien évidemment interdits au vélos. Gros coups de stress à chaque fois, à attendre parfois 15min pour trouver une ouverture entre 2 colonnes de voitures. (Tunnels mono-sens, avec feu)

Cet après-midi, on quitte cette route de la mort pour recommencer à gravir col après col à 50km de la Spieza. Des doutes s’installent, surtout que l’eau des gourdes est à la limite de l’ébullition.

Après-midi effectivement sous le thème : “cols enchantés”. On avance très lentement, avec des pauses de plus en plus fréquentes car ça monte vraiment sévèrement. Il y a heureusement toujours quelques automobilistes ou motards pour nous encourager en levant le pouce et hurlant “hop schweiz”. C’est frustrant de se dire qu’on avancerait 3 fois plus vite en longeant la côte, mais il n’y a pas de route… Et on s’en prend quand même plein la vue !

Le soir, nous nous arrêtons dans une clairière en haut d’un col près d’un monastère dans lequel on va s’acheter une bonne bière pour fêter cette journée difficile.

7ème jour : 11 juillet : La Spezia

Matin sous la brume mais toujours pas de pluie. Vaisselle au monastère.

Après une bonne nuit sous les feux des lucioles, Kilian cherche une vue sur la mer qu’il ne trouve pas mais trouve à la place un autre campeur à 10m de Firmin qui ne “fait qu’un avec la nature” sans se douter de sa présence.

Après quelques coups de pédales vers le haut, on passe un col et descendons dans une sorte de plaine parallèle à la côte.

On arrive enfin à la Spezia après avoir vu pendant 2 jours des panneaux l’indiquant avec une distance stagnante voir augmentante ! Enormes voiliers, yachts, porte-conteneurs…mais pas une plage digne de ce nom.

On quitte peu à peu la ville pour se retrouver dans de superbes calanques (donc montagnes bis) et après 20 minutes de route…cul de sac !

On traverse la dernière montagne pour se retrouver dans la plaine de la Marza & l’Arno. Petit bain bien mérité et puis on campe dans une forêt près d’un parc d’attraction.

8ème jour : 12 juillet : Pise

Vous ai-je parlé des moustiques ? Ils sont présent en nombre et aussi le matin ! Nous partons vite de cette forêt maudite et continuons sur des km de plages privatisées avec succession de parkings, bars et restaurants.

Nous faisons ensuite un peu de cross dans le sable, tout en approchant Pise. Après 15-20km de route droite, nous trouvons une drôle de tour sur notre chemin ainsi que de nombreux autres temples. Les touristes, fidèles à eux-mêmes, s’amusent à prendre des photos totalement originales.

Après un temps de recherche (merci la carte michelin orientée Sud), nous trouvons un camping à 500m de la ville ! En effet, nous avons grandement besoin de repos et surtout de nous laver !

Piscine et lessive de 3km de fil plus tard, nous nous reposons.

Visite express de Pise, petit restaurant où la servante veut nous faire payer 3 euros de l’eau chaude du robinet.

SCANDALEUX !

La soirée finit en apothéose avec un spectacle d’un clown très très rigolo. Nous en rions encore…

9ème jour : 13 juillet – Cecina

Départ à 10h30

Ca roule bien, mais c’est moche.

Robin veut faire caca partout (il ne s’est pas encore remis totalement de Gênes…). On arrive quand même à manger au bord de la mer pour midi.

On découvre les putes de jour, gentilles demoiselles tranquillement assises sur leur transat au bord de la route. Elles nous disent bonjour au passage, très sympathiques.

Le soir, on s’arrête dans un champ juste derrière une maison avec l’autorisation des propriétaires.

10ème jour : 14 juillet – Marina de Grosseto

Pas grand chose de spécial aujourd’hui si ce n’est une baignade vers 15h sur une plage bondée.

On finit sur une plage avec plein de kitesurfers.

On s’enfonce dans la pinède pour y trouver un coin sympathique pour planter les tentes.

Les cigales font CR CR CR CR.

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