Carnet de Voyage – Very Bike Trip 2013 – Partie 4

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31ème jour : 4 aout – après Split 90km

On se lève à 9h, sous le regard noir de Robin, d’humeur radieuse.

Petite douche et départ à 11h, on roule toujours vent de face. Nous sommes obligés de rentrer dans un camping pour trouver de quoi manger, puis petite sieste comme d’habitude. Sauf pour Robin qui ne sait pas faire la sieste.

Kilian trouve enfin ou faire du jet-ski pour pas trop cher.

On rencontre le soir à Zadar 4 français qui prennent un mois pour faire Zagreb→Dubrovnik. Eux choisissent de s’infiltrer gratuitement dans le camping (au prix d’un réveil à 4h30 – technique géniale…).

On mange le soir au Obélix burger, très bon rapport qualité (quantité) – prix.

Nous privilégions la nuit dans la nature dans un champ d’olivier au bord de la plage, très bon choix.

32ème jour : 5 aout

On décampe après un bain dans la mer, on retraverse la ville pour atteindre un petit local à machines à laver (On avait atteint la limite supportable pour un être humain).

On se fait jeter par un local car on était entré dans sa sphère privée en étendant notre linge.

Après un bon burger en ville, et un passage sur la jetée, on part plein Nord vers l’île de Pag. Une fois le port passé, nous sommes en plein désert de pierres. Nous roulons 25km sur l’Ile et nous arrêtons chez quelqu’un pour lui demander un carré d’herbe.

Découvrons le personnage : un vieux marin trapu d’une soixantaine d’années, vivant seul dans sa maison un peu déglingue avec sa “Scheisse Auto” (ford fiesta) et ses moutons. Nous échangeons en Allemand. Ca permet à Firmin de retrouver son très bon allemand.

Nous plantons nos tentes dans des hautes herbes. Après avoir bu son vin rouge dans notre bouteille PET, mangé nos pâtes au thon complétées par le raisin local, il nous demande si on veut prendre un café dans le village d’à coté. On accepte volontiers.

On se retrouve dans sa Scheisse Auto sans savoir où il va nous amener, sans savoir combien de verre de vin il a bu dans la journée…

On se retrouve à Poljana à boire un cocktail dans une fête populaire avec de la musique serbe. Retour vers 22h30 au campement.

Malheureusement, nous avons oublié nos appareils photos, dommage parce que c’était une bonne soirée.

33ème jour : 6 aout

Au réveil, petit déj’ avec le papi marin qui nous fait visiter sa maison et nous parle de sa fille photographe.

On part vers 10h, et on roule jusqu’à 13h pour prendre le ferry qui traverse. Timelapse complètement raté. On débarque sous une chaleur accablante, sans bouffe.

On dépense 25€ au stand dont la spécialité est les sandwiches dégueulasses. On repart vers 15h pour une montée de taré sous beaucoup trop de degrés.

Une fois en haut, on roule bien après un petit arrêt chez mister « bonne humeur » dans une station d’essence.

Le soir, après s’être fait vus par la police, on décide de se payer un camping.

La musique est trop bien, les pizzas très mauvaises. On s’endort sur l’emplacement d’un couple de belges très sympa et arrivons à gruger le camping du prix d’un tente (c’est devenu une habitude…).

34ème jour : 7 aout

Réveil à 7h30. Petit déjà près de la mer et de la merveilleuse musique croate. Merci à nos hôtes belges pour nous avoir prêté un bout d’emplacement et de l’électricité.

Nous continuons sur la côte. On mange, on se baigne et on sieste près d’un camping.

Maléfice de Morgoth : 10cm d’eau glaciale surplombe l’eau tiède.

On passe un fjord pétrolier puis on finit pas manger sur une petite table près d’un office de tourisme abandonné et d’une supérette ou tout le monde boit des bières, même les caissiers.

On trouve une superbe clairière, bien qu’un peu en pente. ou l’on dort comme des loirs.

35ème jour : 8 aout

Réveil à 7h30 après l’une des meilleures nuit. Pendant le rangement, Firmin propose de faire une vidéo pédégogique.

On se retrouve à poil sur le vélo en train de sortir de la forêt.

On arrive à Rijeka ou Robin change son pneu défoncé dans un magasin de vélo qui n’a pas de réparateur. On mange au macho ou l’on reste jusqu’à 14h.

Achat de Primus et erreur de retrait de “kunas” alors qu’on arrive en Slovénie !

Petite bière au sommet avec 3 italiens qui démarrent leur trip.

On mange dans un pizzeria au prochain patelin et nous allons nous coucher dans la verdoyante forêt de Slovénie (supposition au moment de l’écriture au restau)

Finalement, pas du tout. Encore mieux, un champ fraichement tondu. Un emplacement de rêve. Première nuit où il fait frais.

36ème jour : 9 aout – 120km

Réveil matinal, on plie, on part à 7h30 !

Voilà comment sont fixées les caméras

On roule jusqu’à Trieste en descente. Quelques gouttes se font sentir.

On joue un peu au frisbee sur la place et on repart direction Venise. Les kilomètres défilent. La moyenne augmente jusqu’à 24.6km/h

Nous trouvons une arbraie. Nous plantons nos tente dans la boue sèche. Vers 22h30, les premières gouttes se font sentir. Le vent souffle. Aie, ça promet pour le lendemain…

37ème jour : 10 aout

L’orage fut bref et heureusement le sol est resté sec. Nous pouvons y aller.

Firmin perd à nouveau son attache de remorque mais cette fois, impossible de la retrouver. On trouve un vieux trombone et une ficelle qui nous permettront d’atteindre quelques kilomètres plus loin un garage.

On arrive à trouver une pièce de métal qui fera l’affaire. Ouf !

Superbe vision à notre arrivée du marais de Venise avec vue sur le campanile 30km devant. 10km pour trouver le camping, qui se trouve après une zone industrielle, rebonjour aux putes de jour au passage !

Nous choisissons un camping méga grand et plutôt cher. 35€ la nuit. On refait le coup du une tente au lieu de deux. Camping super calme avec vue sur Venise. On siffle un vino rosso de 1.5€ avant le repas au restau.

38ème jour : 11 aout

Grasse matinée jusqu’à 08h08. ça fait du bien. On arrive de justesse à prendre le bateau car on a eu du mal à trouver le vendeur de ticket. Bateau corbillard ou on est entassé sous le niveau de l’eau. Heureusement on se retrouve à la fenêtre devant.

Ville superbe, canaux, ponts, églises, petites rues, c’est génial !

Et surtout pas de voitures !

On mange dans un restau asiat. Kilian part seul à la découverte de la ville l’après-midi. Remontée vers le Nord, pont Rialto, grave et quartier juif lui valent des éraflures et une cloque au pied.

Retrouvailles au campanile à 17h, on erre pour trouver des glaces.

39ème jour : 12 aout

Le camping calme s’est transformé en boite de nuit. Raffut et réjouissances vomitives jusqu’à 2h du matin.

Après un bon petit déj, Robin arrive à négocier le camping à moitié prix.

Firmin a découvert son matelas dans un état bubonique pendant la nuit.

On avance alors à toute pédales (24km/h de moy) vers Padova ou l’on mange au centre grâce aux étals de marché se trouvant sous les arches du palais des doges.

On essaye de couper à travers les petites routes de campagnes pour éviter Vicenza mais on y arrive pas à cause de la carte ou on voit seulement 3/4 des villes…

Finalement on passe Vicenza en faisant le tour hyper long pour éviter les « tangentielles » interdites aux vélos. Juste après la ville, on trouve un super champ en demandent à une maison.

Kilian fait un super repas : steak, riz et petit pois carottes. C’est jour de fête apparemment.

40ème jour : 13 aout

Départ vers 9h15 du champ ou l’on a super bien dormi.

On s’arrête avant Vérone pour manger devant un “Interspar”. On mange, on fait les cons avec l’escalator pour le bien du film puis on sieste sur le parking sur la bâche noire.

Vers 14h, surprise, nous nous retrouvons encerclé par 3 carabinetis qui veulent contrôler nos papiers. Nous étions en train d’écouter de la musique, de lire un livre (meilleur auteur du monde selon le policier). La seule récrimination : Remettez vos t-shirts !

On traverse Verona en s’extasiant devant l’amphithéâtre romain, la maison de Giulietta, les rues, églises et le fleuve Adige de la ville.

On recule vers le lac de Garde, mangeons sur un banc et trouvons un champ de vignes derrière les roseaux avec l’autorisation de pépé.

41ème jour : 14 aout – 50km

Réveil en fanfare à 5h30. Morgoth nous délivre un gros orage qui dure encore (10h quand j’écris).

La tente est secouée dans tous les sens et devient moins imperméable. N’écoutant que son courage, Kilian décide de sortir à 9h30 pour prendre les kway, le vin et le jeu de carte, il ressort pour demander l’asile dans le garage de notre hôte mais il tombe sur une grand mère assez butée, qui a peur.

On mange le petit déj’ à midi. Sous un porche en tentant de faire sécher ce qui est séchable.

Départ à 13h, on roule sur une route interdite en vélo sur 20km. Kilian fonce tête baissée, même dans les tunnels qui terrorisent Robin et qui donnent des crampes au ventre à Firmin. Sans doute le bout le plus dangereux du voyage, à l’image du camion nous doublant pendant le tunnel et l’air difficilement respirable.

On finit par quitter cette horreur pour continuer sur une route charmante, le long des montagnes.

Macdo de 16h pour manger le repas de midi…

On dort à nouveau au milieu d’un champs de vignes, non déclarés, cette fois.

42ème jour : 15 aout – 80km

Réveil au son des casseurs de cailloux. On se croirait dans une boite de nuit viticultrice (BNV), ou nous entendons pour la 20ème fois du voyage la légende du phénix de dafte peunque.

Petite baignade charmante dans un charmant lac avec un charmant jet d’eau (lac d’Iseo).

On se lave mutuellement et allègrement et mangeons le meilleur repas « fait maison » du voyage (pates carbonara).

On finit par partir à 13h30, roulons bien jusqu’à Bergamo avec sa belle ville haute mais tous les magasins sont fermés pour fête religieuse.

On finit par trouver un seul magasin ouvert (un billa) et nous trouvons une charmante prairie avec ruisseau près de la route, à 22km de Côme.

43ème jour : 16 aout – 90km

Froid ! Enfin seulement 20°C. On joue un peu au frisbee (pour changer) et au lancer de Piggy.

COMO. Ca monte jusqu’à Chiasso. Kilian se prend un vent par le douanier suisse qui ne veut pas lui serrer la main. Après cela, on emprunte la route direction LUGANO, en descente selon Kilian. En montée dans la réalité. On trouve une COOP et la douce réalité des prix suisses. 27-. pour le repas du midi… On va ensuite se baigner près de la digue.

On repart à 15h au grand désarroi de Robin qui attend tous les jours au moins 1/2 heure pendant la sieste de Kilian et Firmin. Il ne fait pas un avec sa montre, comme dirait Dogen (Firmin lit un chapitre d’un livre zen tous les soirs qu’il doit enregistrer sur son iPhone. Du coup, tout le monde devient pro du zen et bouddhisme).

On roule jusqu’à 5km avant Locarno, devant un disco-coop. Dodo en Suisse !

44ème jour : 17 aout – FINALE!!!!

Départ avant 9h, avec pour mission Domodossola le soir !

Col de 800m de prévu, ça passe comme sur des roues. Finalement on atteint le col comme si de rien n’était. Le reste, descente, descente jusqu’à DOMODOSSOLA !!!

Petit bain bien cool dans une rivière démoniaque, quelques provisions d’alcool pour le train. Nous reprenons le train de la vie, ne plus péter, ne plus se mettre tout nu en toute circonstance, etc…

Un air de tristesse plane tel

1) une carpe en ébullition
2) une casserole solitaire en vacances au Groenland
3) le sanglot long d’un violonlon

C’était très chouette..

« On s’est parfois enguelé mais ce qui nous rapprochait était plus fort que ce qui nous éloignait. » – Kilian

“Il faut faire un avec soi-même.” -Dogen

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