Carnet de voyage – Danube 2012 – Partie 3

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21EME jour : Camping de Schönbühel-20km avant Vienne

Pas de pluie cette nuit, incroyable !

On sèche, on plie, on range, on part vers 10h00. On roule, on roule, on roule. Sous le soleil !
Kilian se baigne dans le Danube marron.

On cherche un endroit où planter la tente. Kilian dégotte un endroit derrière des hautes herbes pas mal car sur le chemin à coté du Danube mais pas pratique avec les herbes.
On cherche mieux aux alentours et on trouve l’endroit idéal :
un petit replat entre un étang et une rivière où on accède par un petit pont. Parfait !

On fait connaissance avec les habitants du coin.

Stats :

Distance : 93 km

22EME jour : Vienne

Le soleil encore !

On roule 24km jusqu’à Vienne à toute allure grâce à un bon lapin cycliste ( entre 25 et 30 km/h de moyenne)

On erre dans Vienne mais on trouve rapidement le centre d’infos. On trouve difficilement un hôtel après avoir ratissé toutes les rues avoisinantes.

Malheureusement (comme souvent en ville), le garage à vélos est accessible par escaliers uniquement. On traine dans le marché local, beaucoup de vendeurs d’épices.

On achète des trucs turcs bizarres (je ne pourrai malheureusement pas vous ressortir le nom).

On joue à structure pendant 2 heures dans un parc sous le soleil.

On visite un peu les dômes et cathédrales.

On va sur internet pendant une heure.

On dort.

Je tombe sur 3 australiens bourrés qui rentrent à 5h du mat en faisant un bordel pas possible.

Kilian tombe sur 2 coréennes (plus calme).

23EME jour : Vienne-Campagne viennoise

C’est génial, il pleut.

On se lève à 8h30, on mange au self. On prépare nos sandwiches
.
On rencontre un anglais qui a beaucoup voyagé dans sa vie (vélo, moto, camion).

On est coincé à Vienne par la pluie. On compense l’ennui avec du billard et des bonnes parties de structure.

Finalement, ça se calme. On sort. On galère une heure pour sortir de ce dédale. C’est trop grand pour nous. Trop de voitures, trop de gens.
On mange dans un grand parc où l’on peut enfin un peu respirer. On nettoie la confiture (achetée la veille…) renversée dans le sac de nourriture…
Kilian s’est fait pisser dessus par un King Kong géant dans la fête foraine.

On roule encore 2h puis M. est de nouveau là, ce qui m’a permis d’écrire le magnifique poème suivant :

Gloire à Morgoth

 

Ô grand seigneur, Roi de la peur qui abat sans cesse sur nous ta colère

Nous sommes d’humbles voyageurs et faisons chaque jour notre prière

Alors s’il te plait épargne nos coeurs !

 

Au fond nous le savons tu es gentil, tu nous permet chaque fois d’atteindre un abri

La patience nous avons acquis, à force de recevoir allègrement tes pluies.

 

Alors écoute moi ainsi nous pourrons aller à coeur joie

 

Que ta puissance ne fasse plus que bienfaisance

Que ta grandeur ne fasse plus malheur.
Ce poème, bien qu’inefficace, m’aura permis de passer le temps. Nous sommes bien restés là une heure, à attendre.

Il est 19h, on trouve un bel emplacement dqans une réserve naturelle pas loin. On aperçoit une belle biche.

M. gronde au loi

Il fait chaud mais nous sommes obligé de nous revêtir intégralement à cause des moustiques qui plantent leur dard sur chaque centimètre carré de notre corps. (Ils arrivent à transpercer toute sorte de tissus (coton, synthétique par exemple) mais heureusement sont inefficace contre nos k-ways)

Au moment de rentrer dans la tente apparait devant nous un étrange personnage tout de vert vétu. Il nous dit quelque chose dans un anglais approximatif :

«chuuut ! I want to kill a big biche»

En gros, on avait volé l’emplacement dudit chasseur. Chasseur ou braconnier, on ne le saura jamais.

Stats :

Distance : 35 km
Moy : 16.5 km/h

24EME jour : Campagne viennoise – Bratislava

On se fait réveiller à 7h par la chaleur du soleil. On se lève à 8h pétantes. On range tout efficacement, on fait la vaisselle dans une
flaque de la veille. On part à 9h40 (encore un record !) On a chaud, on brule.

A la frontière, pas un chat, un peu plus loin, seulement un petit bistrot ou on essaye de faire du change avant de comprendre difficilement que la Slovaquie est passée à l’euro en 2009.

Extraits de la conversation :

-Hello, can we change our money here ?

-Yes

-Ok so what is your currency ?

-euro

*silence

-No no, I mean, what is the currency of Slovakia ?

-euro !

*silence de nouveau

-Yes, we know, it is our money, we have euros, but we want to change them for the money from here in Slovakia !

-It is euro…

-Ahhhhhhh d’accord !!!

On rentre dans Bratislava.

On rencontre deux lausannoises en partance.

On rencontre 4 EPFLiens ! (école ou nous sommes/étions en Suisse, donc chance proche de 0 de rencontrer ces gens par hasard à cet endroit précis et qu’ils remarquent que Kilian portait un t-shirt de l’EPFL)

Le patio est un hôtel assez déglingue mais sympa. L’épaisseur du matelas et telle que le lendemain matin, les lattes étaient imprimées dans mon dos.

Petite balade dans la ville…

25EME jour : Bratislava – Berges du petit Danube à l’entrée de la Hongrie

(Par Kilian)
On se lève à 8h30 en bonne forme.
Il fait bien chaud dès 10h ( 27°C).
En sortant de la ville, tout redevient sauvage (lac paradisiaque malheureusement inatteignable à mon grand désespoir !

On essaye plus tard de se baigner dans un lac artificiel près d’un hôtel mais un gars nous l’interdit alors que Robin s’apprêtait à rentrer dans l’eau. La raison : c’est un lac réservé aux pécheurs.

Les pécheurs ? Il n’y en a aucun. Donc aucune raison pour ne pas y aller car je doute sincèrement qu’on dérange les poissons…

Bref…on attend que le patron de l’hôtel se casse pour rentrer dans l’eau mais il fait exprès de nous surveiller le bougre ! Il arrose les plantes, passe un coup de balais…

On arrive quand même à se tremper pendant qu’il a le dos tourné.

Le soir approchant, nous longeons un chemin de terre dans l’espoir de trouver une terre accueillante pour notre petite tente.

Nous apercevons un campement de quelques dizaines de personnes au bord de l’eau.

Nous dormons au milieu des magyares.

Stats :

Distance : 80km

26EME jour : Frontière hongroise – Terrain vague de Komaron

On passe par Gyor, magnifique petite ville avec une belle et grande place centrale. Beaucoup de touristes.

Nous retrouvons 3 français que nous avions vu 5 jours auparavant.
Nous tournons dans un clip « Jobb Veled A Villad» , un clip avec une chanteuse pour une association avec un slogan du genre « the world is better with you». (2min)

On roule dans la fournaise et le désert. Nos gourdes ne gardent pas l’eau fraiche, nous buvons réellement de l’eau chaude. Kilian pour m’aider me dit d’imaginer que je bois du thé. Il a raison, ça passe mieux.

Plus tard, on arrive à notre but du jour, Komaron.

On trouve un magnifique terrain vague sur notre chemin. Nous plantons la tente. Nous entendons le ronron des industries qui nous côtoient.

On se couche à 21h. Mais on se relève à 22h00 car il y a du vent et on a pas attaché la bâche. Le ciel est très menaçant, le vent souffle par rafales. Nous tendons la bâche et les quelques gouttes qui tombaient deviennent une pluie torrentielle. Nous sommes presque trempés mais au moins. la bâche tiendra la nuit, ce qui n’est pas aussi sûr avec la tente car les piquets étaient impossible à enfoncer dans le sol, complètement sec.

Stats :

Distance : 70km

27EME jour : Komaron – Estergom

Après cette nuit mouvementée mais finalement sans gravité, nous repartons.

On se lave dans la ville grâce aux nombreuses fontaines qui subsistent dans les petits villages, reliques du temps ou il n’y avait pas l’eau courante (surement il n’y a pas si longtemps…).

Passé Estergom, on trouve un coin paradisiaque pour installer la tente mais dès 19h30, plus de lumière, le ciel est complètement noir. On se départage les taches avant l’orage. On avale le repas en 5 minutes et c’est la douche…

La totale : vent, pluie, éclairs, nous sommes condamnés à rester dans la tente en priant que le vent n’abatte pas les arbres qui grincent au dessus de nous, que l’eau du Danube ne nous emporte pas et que les éclairs nous évitent.

28EME jour : Estergom – Peu avant Budapest

Vivants !

On profite enfin de notre petit coin de paradis après la grosse tempête de la veille.

Nous mangeons notre petit déj sur le petit ilot à coté de la tente. Les premiers rayons du soleil commencent à percer et sèchent notre tente.

On se lave dans l’eau peu rassurante du Danube. ( Le Danube nous a t-il lavé ou a t-on lavé le Danube ?)

Sur la route, nous sommes irrémédiablement attiré par une pancarte annonçant un circuit de karting. C’est partit pour 15 minutes de karting pour un prix presque dérisoire.

A Visegrad, nous allons au restaurant après avoir lamentablement échoué dans la quête du pain. Je tente la bière, Killian du vin pour accompagner un délicieux plat. Or nous nous trompons quelques peu dans la commande. Je me retrouve avec 0.5L de bière et autant de vin pour Kilian. Le tout à 15h sans n’avoir rien ingéré depuis 7h30 le matin.

Erreur fatale, nous ressortons grisés en reprenant nos vélos. A cause de la tempête de la veille, les arbres sont arrachés et jonchent le chemin de vélo. Je dirai que l’ampleur des dégâts devait être presque similaire à la tempête de 99 qui a frappé la France.

En sortie de ville, on se baigne dans la fontaine de la dame du lac. On reprend nos esprits.
A Szentendre, on visite et goute le musée du marzipan ( massepain), on se fait photographier par un groupe de chinois qui nous prenaient pour de véritables héros.

On dort à coté d’un grand fort militaire dans une clairière à coté d’un vieux bunker démoli et de carapaces d’escargots venus mourir là par milliers.

29EME jour : Direction Budapest

Dernier jour de vélo…Snif !

On se lève tôt pour l’occasion. ( 7h40) On range le matériel de camping une dernière fois, non sans regret. On quitte le lieu vers 9h40.

On se lave respectivement dans le Danube et sous une pompe à eau pour Kil et moi. On arrive dans l’enfer des routes comme à Vienne.

On cherche un centre d’infos, on se perd car c’est mal indiqué.

On a de mauvaises nouvelles avec les trains : Il n’y a pas de trains pour les vélos entre Vienne et Zürich.

Finalement, je me fais accoster par une gentille dame qui me propose son appart.

On la suit à vélo même si je suis tout d’abord très sceptique par rapport à ce qu’elle a à proposer. L’appart est vraiment cool, on le prend pour 3 nuits !

En plus, c’est cool pour se repérer, il y a une pancarte pas très discrète au dessus de l’appart !

On profite d’un bon bain…

Vers 19h00, nous décidons d’aller visiter la gare de bus ( Nepliget). 50 minutes de vélo, aller-retour.

Nous avons repéré une ligne d’Eurolines qui fait Budapest-Lausanne, ce qui serait parfait !

Dans la circulation, les vélos sont rois à Budapest. Les habitués foncent comme des tarés car les feux sont synchronisé sur la vitesse des voitures (50km/h en ville) donc si on veut avoir la ligne de feux verts, il faut foncer !

30EME jour : Premiers contacts avec Budapest

Merveilleuse nuit. Nous retournons à Népliget pour trouver nos billets de retour.

Au guichet, je tombe sur une jeune femme qui est incapable de répondre à la moindre de mes questions par rapport aux vélos. Je retranscris ici une partie de notre discussion :

-Bonjour, j’aimerais avoir quelques infos par rapport à la ligne Budapest-Lausanne

-Bonjour, vous voulez combien de billets ?

-Non, ce n’est pas pour acheter tout de suite, j’aimerais d’abord savoir si on peut faire monter des vélos dans le bus ?

-Non, ce n’est pas possible, on travaille avec eurolines en Roumanie et il faudrait demander au chauffeur.

-Ah et est-ce que vous pouvez prévenir le chauffeur alors ?

-Non je ne peux pas.

-D’accord, alors est-ce que vous auriez le numéro de ce chauffeur ?

-Non

-Alors Eurolines Roumanie ?

-Non

-Vous n’avez pas le numéro de eurolines ?

-Non

-Mais vous travaillez pour eurolines, non ?

-Oui mais je ne peux rien faire à part vendre des billets.

Kilian et moi sommes consternés de voir en place une partition très stricte du travail ou chacun travaille dans sa boite, hermétique et close. Si l’on commence à vouloir sortir de cette boite, ce n’est plus possible pour ces personnes de fonctionner et elles se ferment. Un autre exemple avec une autre personne dans la même gare. (Service information de la gare)

-Bonjour, je cherche la Student agency, sauriez-vous ou elle se trouve ?

-Compagnie concurrente, je n’en parle pas.

-S’il vous plait, nous avons besoin d’aide, est-ce que vous pouvez nous aider ?

-Je ne parle pas anglais, désolé.

Après quelques dialogues avec d’autres personnes, nous nous sommes rendus comptes que dès que celles- ci étaient braquées, elles sortaient toute l’argument du «je ne sais pas parler anglais désolé». Nous obtenons heureusement notre réponse grâce à une gentille et jolie fille d’OrangeWays. Merci à elle car non seulement, elle nous a donné une précieuse adresse mais nous a aussi rassuré sur l’humanité des hongrois.

Après avoir fait deux allez-retour entre plusieurs agences et la gare de Nepliget avec les métros, nous avons enfin une solution : Prendre un billet par Orangeways entre Budapest et Prague pour ensuite prendre un billet de bus entre Prague et Lausanne avec la Student Agency. Complètement illogique sur un plan géographique, ça a été la solution la plus sensée après de nombreuses heures de réflexion. Le départ est fixé 2 jours après la date que nous nous étions fixés.

Il est déjà 15h, nous n’avons rien vu de la ville à par une gare austère et remplie de gens automatisés et aliénés par leur travail.

L’après midi. même combat, on essaye désespérément de trouver un cyber café ; nous finissons par le trouver après avoir demandé à 5 personnes différentes qui nous ont donnés 5 réponses différentes. Nous commençons à nous habituer à demander à plusieurs personnes avant de nous lancer. Les hongrois sont toujours prêts à aider, mais malheureusement, même quand ils ne savent pas

Retour à Népliget dans l’après midi pour prendre les tickets chez OrangeWays. Il restait 3 places de bus… ( premier coup de chance de la journée)

Retour à l’appart avec les billets de la première partie de notre voyage, Nous allons à vélo au bois de ville pour se divertir.

Il y a un concert de rock ( reprises de divers tubes de Bob Dylan, Rolling Stones, que des classiques.

31EME jour : Un bon esprit après les galères de la veille à Budapest

Levés 10h, nous nous dépêchons d’aller à la student agency pour acheter nos billets. Je leur demande 10 fois si c’est bon avec les vélos et les remorques.

– Oui, oui pas de problème ! il y a de la place, c’est grand !

Vous devez payer en cash et fermer votre gueule en cas de problème après avoir payé : c’est ce qu’il y a écrit sur le panneau à coté du bureau de l’agence, pas comme ça exactement mais ça veut dire exactement ça.

J’ai quand même confiance grâce à la fille de cette agence qui est très conciliante. Contraste très élevé par rapport aux portes de prison de Népliget.

On sort avec les billets, victoire ! On a un moyen de partir ! Enfin maintenant on peut rester sans se soucier de rien !

Cet après-midi, nous allons au chateau de Buda qui se situe sur les hauteurs à L’Est de la ville. Nous visitons le musée d’histoire ( musée trop classique pour moi…Kilian a trouvé ça bien jusqu’à l’époque romaine mais très pauvre ensuite). Nous sommes claqués, nous ne sommes plus habitués à marcher !

Nous rencontrons un guide français de ce musée qui est en fait un stagiaire qui fait des études en France dans le tourisme. Nous sympathisons, nous avons le droit à un concert de cornemuse, nous buvons une bière dans le bar d’à coté avec lui.

Après les restaurants plus ou moins touristiques où nous avons mangé, je décide d’amener Kilian dans le restaurant le moins touristique possible et si possible le moins cher mais proposant des plats complets et typiquement hongrois.

Je trouve mon bouiboui idéal : 6 tables dehors sans lumières, coincées entre le trottoir et les voitures. Nous nous installons sur des chaises rustiques. Les plats sont aux alentours de 6 euros…mais le résultat n’est pas terrible. Kilian a eu le malheur de prendre un plat avec des pâtes qui lui rappelleront sans doute ces traditionnelles pâtes façon étudiante que nous faisions parfois.

Nous partons rapidement sans donner le moindre pourboire, la matronne ne nous dira pas au revoir, ni merci, nous ne dirons rien, nous partons seulement, le ventre lourd.

Nous nous allongeons dans un parc avec écran géant pour regarder un peu des JO. Les hongrois deviennent soudainement fan de water-polo ou de judo (alors que le sport était méconnu deux semaines plus tôt) pour supporter leur sportif ou équipe nationale. Nous avons du mal à concevoir cet esprit ultra patriotique qui fera même oublier aux chaines locales de diffuser la finale de l’épreuve de tennis…

32EME jour : Musée de la terreur

Sur le conseil de Florian, le guide français du musée de l’histoire de la Hongrie, nous allons à la «maison de l’horreur». Non ce n’est pas dans un parc d’attraction, C’est un musée qui se situe dans une bâtisse qui a servi de siège de l’organe nazi hongrois puis c’est devenu le QG de la police communiste après 1944.

Le lieu est lui même chargé d’histoire. On peut écouter pleins de témoignages marquants sur ces périodes sombres.
Je vous le conseille même si après l’avoir visité, vous avez désespérément envie de voir l’intégrale de Barbapapa.
L’après-midi, on file aux bains Szechenyi. Enfin…devant la porte seulement car il y a foule. On décide de remettre cette sortie au lendemain matin. A la place, on va au vieux parc d’attraction où l’entrée nous donne accès a à peu près tout.

33EME jour : Bains, repos…

Aujourd’hui, nous allons aux bains ! Très tôt !

Après avoir fini par fondre totalement dans les bains, nous arrivons à nous en extirper vers 13h. Nous sortons. Kilian veut aller au musée de l’agriculture qui est juste en face. Je n’ai même pas la force de m’interposer.

Après ça, nous rentrons prendre les vélos et repartons de suite vers l’île marguerite.

Nous restons jusqu’au soir après avoir mangé et bu à un beergarten. Au retour nous avons la chance de voir la ville illuminée sous un ciel dégagé.

34EME jour : Buda

Il fait horriblement chaud aujourd’hui (38°). On part à vélo faire un petit tour en ville. D’abord le parlement et ensuite, direction la colline de Buda pour avoir la meilleure vue possible.

On a une très belle vue du haut !

Après ça, nous rentrons prendre les vélos et repartons de suite vers l’île marguerite.

Vers 18h, on se prend un méga-orage sur la tête. On roule sous la pluie, trempés…mais heureux !

Le soir venu, c’est le grand départ de Budapest à Prague (23h-6h). Nous redoutons la taille du bus pour accepter nos gros bagages…Finalement, c’est sans soucis !

35EME jour : Prague et la galère

On arrive à Prague vers 6h30. On prend notre petit déjeuner. On remonte les remorques et c’est parti pour la visite éclair de Prague.

On se pose sur l’ile des SDF au milieu. On se lave dans la Vltava. Ou alors on lave la Vltava vu la couleur de l’eau…

On se fait arnaquer dans un bureau de change.

On se fait arnaquer dans un café ou on paie deux cafés et desserts à 29 euros.

Maintenant on attend jusqu’au soir notre bus sous la pluie.

Vers 23h30, on attend pour le check-in sous la pluie à coté du bus. Il y a 3 personnes dans le personnel du bus. Je vais voir le conducteur pour qu’il vérifie mes billets. Je lui montre les vélos et les remorques pour pouvoir prévoir la place dans le bus. Il nous dit que nous ne pouvons pas embarquer les vélos parce qu’ils ne sont pas démontés et empaqueter et que ça pourrait endommager les autres bagages. Je lui dis que nous avions vu le problème avec l’agence et qu’ils auraient du être prévenus. On essaye de discuter mais ils nous coupent la parole et commencent à s’énerver. Finalement, ils nous disent d’attendre car il y a encore une dizaine de personnes qui doivent monter et que c’est seulement si il reste de la place qu’on peut monter. Horreur !

Nous voyons notre voyage de retour s’éloigner à mesure que les gens arrivent.

Nous sommes trempés, sous la pluie, à attendre le verdict, impuissants.

Les dernières correspondances arrivent avec 1 heure et demi de retard, nous prions pour qu’ils n’aient pas trop de bagages sur eux.

Nous essayons de visualiser la place restante dans les soutes du bus et les bagages restant qui doivent rentrer. C’est faisable ! Seulement…le bagagiste décide de nous faire le moins de place possible. C’est clair, nous sommes indésirables dans ce bus.

Tout le monde est rentré, à nous de jouer.

Un conducteur, qui ressemblait vraiment à un bulldog, nous gueule dessus en nous demandant de démonter le vélo en 5 minutes, sous la pluie. Evidemment, nous n’avons pas les outils sous la main. (Quand je dis démonter le vélo, c’est enlever les roues, tourner le guidon, enlever les pédales, la selle, protéger le dérailleur, la chaine). Ce n’est pas ce qu’on nous avait dit à l’agence 4 jours avant…

Je suis au bord de la crise de nerfs et Kilian aussi.

Voyant que nous ne sommes aucunement aidés par le personnel du bus qui ne veut pas nous voir dans le bus et que c’est notre seule chance de retour, nous tentons le tout pour le tout.

Kilian monte son vélo dans le bus, il passe de justesse ! J’essaye de placer le mien. J’essaye de toucher les autres bagages le moins possible mais l’espace qu’il nous reste est ridicule. Nous sommes insultés en hongrois, on nous dit de partir, que ça ne va pas.

Finalement, voyant que de toute façon, nous n’abandonnerions pas, le bulldog se lâche. Il prend une remorque avec hargne et la jette littéralement dans la soute. Nous sommes sidérés. Nous sommes traités comme de la merde…

Il s’acharne tout seul sur notre matériel que nous avions chouchouté jusque là.

Ils avaient le pouvoir, ils étaient chez eux, nous ne pouvions que subir.

Une fois, l’autre remorque balancée contre les autres bagages, nous montons dans le bus, fébriles après toute cette aventure.

10 minutes après le départ, quelqu’un du personnel vient voir chaque passager si il veut quelque chose à boire(c’est compris dans le service). Il est redevenu doux comme un agneau. Son esprit professionnel est revenu finalement.

Nous dormons un peu.

36EME jour : Arrivée en Suisse

Nous nous réveillons, nous sommes proche de la frontière Suisse ! Les conducteurs ont du rouler toute la nuit et rattraper les 2 heures de retard de Prague.

Nous passons la frontière Suisse. Un sentiment de bonheur nous envahit. On a l’impression que plus rien ne peut nous arriver.

Nous faisons une pause. Kilian en profite pour féliciter les conducteurs (Nous avez tenté de leur montrer que le problème dans l’histoire, c’était pas nous mais bien eux !).
L’un d’entre eux lui répond et s’excuse des problèmes à Prague. (Victoire !)

Finalement, on arrive à Lausanne à 13h40 après 12h passés dans le bus.

Que d’émotion, de joie !
Nous avons une magnifique vue sur le Léman.
Maintenant, il nous reste à effectuer l’étape épilogue : La descente des hauteurs du Léman.

Nous arrivons à l’appartement de Kilian, nous descendons des vélos, nous nous regardons. Nous prenons conscience que c’est la fin du voyage. C’est triste mais c’est beau.

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